Il y a trois mois le Congrès de l'Etat d'Arizona votait une loi très répressive sur l’immigration qui devait entrer en vigueur ce jeudi.
Face à la pression des opposants au texte principalement la communauté latino qui se sentait à juste titre visée mais aussi l’administration OBAMA qui avait d’ailleurs saisi en juillet la justice, la juge de district Susan Bolton a invalidé la veille, les articles controversés du dispositif et en particulier celui enjoignant aux policiers d'enquêter sur le statut d'immigré de toute personne en état d'arrestation ou en garde à vue s'ils peuvent "raisonnablement" soupçonner cette personne d'être un sans papiers.
Pour le gouvernement Obama, ce dispositif législatif est en contradiction totale "avec les intérêts vitaux de politique étrangère et de sécurité nationale en perturbant les relations des Etats-Unis avec le Mexique et d'autres pays". Il faut dire que pour la Maison blanche, l’affaire doit être réglée dans le cadre d’une approche plus globale du traitement de l'immigration qui relève de la compétence non pas de chaque Etat individuellement mais bien de l'Etat fédéral.
L'Union africaine terminait mardi à Kampala un sommet au cours duquel elle a donné des moyens accrus à ses soldats face aux insurgés islamistes en Somalie, sur fond de menace croissante d'Al-Qaïda et de ses mouvements affiliés sur le continent. La trentaine de chefs d'Etat -- sur 53 pays membres -- réunis depuis dimanche ont entériné l'envoi de 2. 000 soldats en renfort des 6. 000 chargés de repousser les assauts des islamistes shebab à Mogadiscio, selon le projet de résolution finale que l'AFP a pu consulter. L'UA a également renforcé les règles d'engagement de sa force en Somalie (Amisom) afin de l'autoriser à "attaquer de façon préventive" en cas de suspicion d'agression en préparation contre elle, a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'armée ougandaise, le lieutenant colonel Felix Kulayigye. L'Ouganda fournit 3. 500 des 6. 000 soldats de l'Amisom (aux côtés de 2. 500 Burundais) et ce pays devrait aussi apporter l'essentiel des renforts attendus dans les prochaines semaines, selon des sources diplomatiques concordantes. Mais l'organisation est-africaine à l'origine de l'offre de renfort, l'Igad (Autorité intergouvernementale pour le développement), dont l'Ouganda est membre, doit encore préciser officiellement de quels pays viendront les troupes promises. "Nous sommes désormais dans une situation dans laquelle tous les Africains ont compris l'urgence de la situation" en Somalie, s'est félicité devant l'AFP le ministre éthiopien des Affaires étrangères Seyoum Mesfin. Les islamistes shebab, qui contrôlent la plus grande partie du sud et du centre de la Somalie, ont pour la première fois opéré hors de leur territoire national en revendiquant un double attentat qui a fait 76 morts le 11 juillet à Kampala. Mouvement purement national lors de sa fondation en 2006, les shebab ont fait allégeance il y a quelques mois à Al-Qaïda, dont ils apparaissent désormais comme la franchise pour toute l'Afrique de l'Est. Un autre mouvement africain affilié à Al-Qaïda, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), a de son côté annoncé dimanche avoir exécuté un otage français, Michel Germaneau, enlevé au Sahel en avril. Cette organisation a présenté cette "exécution" comme une mesure de représailles à une opération militaire mauritanienne et française contre un camp de l'organisation au Mali. Le commissaire de l'UA pour la paix et la sécurité, Ramtane Lamamra, a "très énergiquement condamné" l'annonce de la mort de l'otage et relevé "la même idéologie, les mêmes modes opératoires et les mêmes objectifs" des différentes organisations se réclamant d'Al-Qaïda. Au Sahel, les membres d'Aqmi se disséminent sur une zone quatre ou cinq fois grande comme la France et répartie sur plusieurs pays. En Somalie, ils profitent de l'anarchie d'un pays livré à la guerre civile depuis 1991. L'UA devait demander à sa Commission de lui présenter des propositions "en vue de renforcer l'efficacité de la lutte collective antiterroriste de l'Afrique", selon le projet de résolution, notamment par une coopération judiciaire et policière accrue. Sur le Soudan, la nouvelle inculpation pour génocide du président Omar el-Béchir dans le conflit du Darfour "porte atteinte à la paix et à la sécurité en Afrique", a estimé le président actuel de l'UA, le chef d'Etat du Malawi Bingu wa Mutharika. L'UA a enfoncé le clou en refusant d'accueillir un bureau de la Cour pénale internationale sur le sol africain. L'organisation continentale devait enfin appeler Khartoum et Juba à "assurer une paix durable, une coopération étroite entre le Nord et le Sud ainsi que la protection des droits de chaque Soudanais, quelle que soit l'issue du référendum d'autodétermination" prévu en janvier dans le sud Soudan.
Avec son livre « Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés », la psychologue Marie Pezé a contribué à rendre public le problème de la souffrance au travail. C'est du passé : sa consultation est condamnée depuis qu'elle a reçu, mardi, une lettre de licenciement après des années de bras de fer avec la direction de l'hôpital qui l'employait. Son histoire est d'une ironie confondante : alors qu'elle reçoit des salariés en souffrance au Centre d'accueil et de soins hospitaliers (Cash) de Nanterre (Hauts-de-Seine), Marie Pezé est licenciée après avoir tenté, en vain, d'obtenir des aménagements de son poste de travail, qui la faisait souffrir. Psychanalyste et docteur en psychologie, Marie Pezé a créé sa consultation, la première de France, en 1997. Elle est handicapée à 80%, un handicap physique qu'elle nous demande de ne pas évoquer. « La première fiche de la médecine du travail date de 1999 », raconte-t-elle. « Il y en a eu trois au total. A chaque fois, mon cas s'était aggravé. » Voici par exemple ce que préconise en 2003 un médecin du travail qui la déclare « apte sur poste aménagé » : • « pas de port de charges, • aide à la gestion des dossiers, courriers et photocopies, • déplacements limités : aide, vestiaire à proximité, • pas de gestes fins et répétés : dictaphone pour courrier, utilisation d'oreillette téléphonique, • secrétariat aidant. » Mais la direction du Cash n'effectue pas les aménagements demandés par la médecine du travail pour ce poste à mi-temps. Marie Pezé est souvent en arrêt maladie. Quand elle exerce sa consultation accueille 900 patients par an, dont un tiers travaillent dans le même hôpital qu'elle-, ses patients la voient répondre au téléphone, faire des photocopies, porter des dossiers…Outre ses patients, des magistrats, des médecins du travail ou des psychologues constatent aussi ses conditions d'exercice : pour obtenir le certificat de spécialisation en psychopathologie du travail, dont Marie Pezé est responsable pédagogique, ils assistent à ses consultations. Des élus, des documentaristes ou des personnalités diverses, intéressés par les pathologies que la psychologue a contribué à mettre en lumière, viennent aussi, avec l'accord des patients. L'automne dernier, le journaliste Jean-Robert Vialet l'interroge dans sa très belle série documentaire sur France 2, « La Mise à mort du travail », qui obtient le prix Albert-Londres 2010. Les députés UMP auditionnent Marie Pezé dans une commission parlementaire et l'interrogent pour leur site Lasouffranceautravail.fr.
Qui n’a pas gardé en tête, le souvenir en 2005 de la visite plus que mouvementée du Ministre de l’Intérieur Nicolas SARKOSY, dans une cité de La Courneuve au lendemain de l'homicide d'un enfant de onze ans victime de balles perdues mais surtout de sa promesse, de faire disparaître tous les voyous : « Je mettrai les effectifs qu'il faut, mais on nettoiera la Cité des 4000 au Kärcher ». La même année il incite les préfets à la fermeté contre tous ceux qui, selon lui, mettent en cause la sécurité des " Français". Ensuite, Argenteuil et son « Vous en avez assez, hein, vous avez assez de cette bande de racailles ? Eh bien on va vous en débarrasser ». Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts comme on dit et le Ministre de l’Intérieur est devenu Président, pourtant rien ne semble changer en terme de sécurité pour nos concitoyens ! Grenoble touché par des violences urbaines après la mort d'un braqueur , un gendarme de 49 ans très grièvement blessé après avoir été percuté à pleine vitesse par une voiture contrôlée à plus de 140 km/h, qui ne s'est pas arrêtée, sur la N17 à hauteur de Thélus dans le Pas-de-Calais, un homme tué par les gendarmes à Thésée dans le Loir-et-Cher lors d'une course-poursuite avec les militaires après qu'il eut forcé un barrage et quelque 300 militaires déployés autour de la commune de St Aignan dont la gendarmerie a été attaquée à la hache en guise de représailles…QUE SE PASSE T-IL DONC DANS NOTRE PAYS ???